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suivi des études

Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 09:18
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Les ventilations mécaniques de type « double flux » sont conçues pour renouveler l’air dans les bâtiments et en même temps récupérer les calories contenues dans cet air. Les VMC « double flux » évitent donc, pendant l’hiver, de jeter bêtement l’air chaud dehors comme les ventilations ordinaires (dites "simple flux). Elles suppriment le gaspillage et permettent des économies de chauffage, de l’ordre de 3500 kwh/an pour une maison de 150 m2.


Déperditions

LES DEPERDITIONS

le renouvellement d'air représente 20% des déperditions d'un bâtiment non isolé

 

 

 

Le principe général de fonctionnement de la « Double Flux » consiste à reprendre les calories de l’air avant de l’expulser (il est donc refroidi avant d’arriver dehors) pour les transférer à l’air neuf (et donc froid) prélevé au dehors. On dit « double » flux car il y a le flux d’air rejeté d’une part, et le flux d’air neuf insufflé à l’intérieur d’autre part.

 

Différentes techniques permettent ce transfert d’énergie entre les deux flux d’air : croisement des flux d’air (un tube dans l’autre), échangeur à plaques, accumulation dans un matériau réfractaire.

Certains modèles ajoutent un condenseur pour faire une « double flux enthalpique » et ainsi conserver le taux d’humidité. D’autres ajoutent une PAC (Pompe A Chaleur) pour former une « double flux thermodynamique ». Dans ce dernier cas, les consommations d’électricité sont bien plus importantes et il s’agit en réalité d’un chauffage couplé à de la ventilation.

 

principe-VMC

LES ECHANGES DE TEMPERATURES

à gauche en hiver, à droite en été

(source huisclos.fr)

 

 

 

Encore une fois rappelons que la double flux n’est pas un chauffage. C’est uniquement un appareil qui récupère les calories déjà présentes dans le bâtiment. Elle ne produit aucune chaleur.

Le rendement de la « double flux » mesure la quantité de calories que l’appareil est capable de récupérer. Une bonne « Double flux » doit présenter un rendement d’au moins 90%.

Précisions que ce rendement, indiqué dans la fiche technique de l’appareil, est calculé en laboratoire, selon des normes et des conditions précises, notamment avec des températures extérieures de 7°C. Un rendement de 90% en laboratoire correspond à 70% dans la réalité mesurée sur une année pleine. Enertech (Olivier Sidler) a réalisé plusieurs dossiers sur ces mesures.


La VMC double flux devient incontournable lorsqu’on veut atteindre le niveau passif ou BBC, disons le niveau qui permettra de supprimer le chauffage central.

Outre les économies d’énergie permises, elle garantit de l’air sain en continu dans le bâtiment, quelles que soient les sources polluantes intérieures, en particulier cheminées, poêles à tout type de combustible ou radon dans les territoires de radioactivité naturelle…


La VMC double flux remplit donc une fonction sanitaire ET une fonction de suppression du gaspillage par rapport à une VMC simple flux.

 

(à suivre...)

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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 10:58
- Publié dans : suivi des études

Nous revenons sur maison D... achevée en juillet 2011 (on peut voir les plans sur la page 2010 du blog, année d'obtention du Permis de Construire). Elle se situe à 1030 m d'altitude, près du barrage de Naussac, en Lozère.

On mesure une SHON de 313 m2 et une Surface Habitale de 294 m2, répartie sur deux niveaux.

 

Les parois de la maison présentent des résistances thermiques suivantes:

* toiture R=9

* murs R=6

* plancher sur pilotis R= 8,5

 

ERE43 a réalisé l'étude thermique en simulation dynamique. Celle-ci prévoit une consommation de chauffage de 62 kwh/m2 par an avec deux poëles à granulés. C'est insuffisant pour atteindre le niveau le BBC (70 kwh/m2 par an pour chauffage+eau chaude+éclairage+ventilation dans ce cas-ci).

 

Pour améliorer le confort thermique d'été et réduire les consommations d'hiver, nous avons installé deux puits canadiens. (deux, pour tenir compte de la taille de la maison) Ces puits permettent de préchauffer l'air insuflé en hiver.

Après ces 6 premiers mois de fonctionnement, il s'avère que la température se stabilise l'hiver entre 2°C et  8°C la nuit lorsque la maison est inoccupée et non chauffée. Apr ailleur pendant l'été 2011, nous avons mesuré 8 degrés de rafraichissement grâce aux puits canadiens.

Il faudra toutefois rester prudent et attendre encoreun an ou deux pour affiner ces premières mesures.

 

Quoi qu'il en soit, l'éfficacité du puits canadien est mesurable et réelle dans les faits.

 

Pourtant, les logiciels thermiques du BBC ne le reconnaissent pas. La RT française reconnait les appareils de chauffage électriques et les pompes à chaleur depuis toujours. Jusqu'en 2009 elle ne connaissait pas les poëles à bois ou à granulés ni les VMC Double Flux...

Et aujourd'hui, en 2012, elle ne connait toujours pas le puits canadien. Son logiciel réglemantaire "RT" s'appuie sur les recommandations de PROMOTELEC, qui elle même est composée d'EDF et Cie, autrement dit : les lobbys du tout électrique. Peuvent-ils avoir intérêt à promouvoir les puits canadiens ? l est écologiquement recommandable, mais il l'est aussi économiquement : il ne consomme presque rien. Et ça, quand on vend de l'électricité...

 

Plus surprenant, le logiciel de thermique ici utilisé par le professionnel ne connaît pas plus le puits canadien. C'est pourtant un outil de simulation dynamique, le logiciel CoDyBa. Mais il ne sait pas simuler les apports d'un puits canadien.

 

En conclusion :

- les systèmes sobres et efficaces (puits canadien, pergola, toiture végétale... voire VMC double flux) sont peu ou mal pris en compte en termique. Des bâtiments peuvent être réellement passifs dans la réalité mais pas toujours selon les logiciels RT ou CoDyBa.

- les équipements plus techniques, fonctionnant au tout électrique, en particulier les PAC, sont pris en compte par les logiciels de thermique, parfois de manière exagérément optimiste. Cela permet de continuer à vendre du chauffage central alors qu'on sait s'en passer...

 

Avec la RT 2012, on nous dit que le puits canadien sera peut-être enfin pris en compte... A suivre, donc!

 

 

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 15:18
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Elodie a suivi trois journées de formation à Lyon au mois de mars dernier. Il s'agit de "la rénovation basse consommation" proposée et dispensée par Olivier SIDLER. M SIDLER reste pour nous une personne ressource de premier plan en matière de consommation énergétique des bâtiments. Ce thermicien se pose toutes les questions, jusque dans les moindre détails et traque sans relâche les calories. Un héros de l'ère du dérèglement climatique...

Le travail de son cabinet d'ingénierie est accessible sur Internet (ENERTECH.fr) : il a opté pour une politique de diffusion de son travail car dit-il, "nous n'avons plus le temps..." Il propose ses séminaires toute l'année partout en France pour des assemblées de 300 personnes et plus.

 

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Alexis a suivi une journée de formation "Les bâtiments économes à faible impact sanitaire" à Saint-Etienne. Proposée par l'association LATERE et dispensée par Suzanne DEOUX, cette journée a accueilli une cinquantaine de professionnels de Loire et Haute Loire principalement. Un seul artisan. Beaucoup d'architectes et de maîtres d'ouvrage publics. Où l'on retiendra qu'il n'existe pas vraiment de normes concernant le caractère "sain" d'un matériau, que dans chaque pays les critères "santé" sont différents, partiels et disparates.

... que les industriels ne se bousculent surtout pas pour mettre ça en place.

..que les bâtiments font environ 2500 morts par an en France rien que par leur nocivité (hors accident type chute d'escalier ou de balcon), essentiellement à cause du radon.

 

Côté santé des bâtiments, on est encore plus balbutiant qu'en matière d'énergie. Il y a beaucoup de travail avant d'arriver à des produits sains et des fabricants responsablisés...

 


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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 21:25
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beton-de-chanvre-vallat

Notre premier chantier en béton de chanvre prendra place en mars, pour une maison située à Langeac. En ce moment on réalise les fondations, qui seront terminées en janvier. Puis ce sera l'ossature bois et la toiture en février, et le béton de chanvre ensuite.

En attendant, nous préparons d'autres projets neufs et en rénovation avec ce matériau. Nous avons été invités la semaine dernière par l'entreprise VALLAT à une matinée d'information sur le béton de chanvre à base de ciment naturel, plus connu sous le nom de ciment prompt.

Les composants du béton de chanvre peuvent en effet varier :
- il y a différentes qualité de chenevotte, plus ou moins défibrée
- il y a aussi plusieurs liants possibles, chaux ou ciment prompt (et parmi les chaux plusieurs qualités possibles). Ces deux liants sont très proches : composés tous deux de 80% de calcaire et 20% d'argile, ils ont la même structure micro-capillaire et des caractéristiques thermiques, hygrométriques très proches. La résistance mécanique du ciment prompt est par contre supérieure.

Depuis la publicaton des règles professionnelles du béton de chanvre en 2007, plusieurs fabricants ont fait passé leurs produits au crible : tests, banc d'essais etc... avec l'idée de certifier une qualité et de procurer les mêmes assurances et garanties que pour d'autres matériaux plus répandus mais bien plus négatifs pour l'environnement (béton, parpaings, laines de verre etc...)

En 2010, Saint Astier, Baltazar er Cotte, Vicat et d'autres devraient sortir de nouvelles certifications.
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 14:10
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Nous étudions en profondeur le béton de chanvre dans le cadre d'un projet en cours, la maison LAFONT à Langeac. Le béton de chanvre est composé de chaux, de chenevotte et d'eau. Il est utilisé comme isolant et remplissage dans les ossatures bois, les colombages, les structures poteaux poutres etc..
C'est un matériau qui n'a pas de fonction porteuse. Mais nous découvrons à quel point en tant qu'isolant il est complètement hors norme.

Les matériaux isolants partagent plusieurs caractéristiques : ils sont légers et contiennent de l'air. En principe il s'agit d'air qui ne circule pas : on le trouve emprisonné sous forme de bulles ou de tubulures à l'intérieur du matériau.
Le béton de chanvre présentent une densité nettement au-dessus des autres (de 5 à 20 fois plus lourd) mais aussi une chaleur spécifique presque deux à  fois supérieure aux autres. C'est à dire que dans un kilo de béton de chanvre on stocke presque jusqu'à deux fois plus d'énergie que dans 1 kilo de paille, de liège ou de laine de roche.
Ces deux caractéristiques réunies donnent au béton de chanvre une faculté unique dans la famille des isolants : il isole tout en emmagasinant de la chaleur.

Pour représenter cette faculté, nous avons représenté la quantité d'énergie que peuvent accumuler des parois qui auraient toute la même résistance thermique (R=5m2/w.°c)



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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 22:47
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J'ai eu la chance de pouvoir m'inscrire à cette formation : il restait de la place. Si Olivier SIDLER fait salle comble partout en France, Paris fait figure d'exception. Les parisiens ne s'intéressent pas au bâtiment écolo... Ce sont les provinciaux qui se sont inscrits dans ce séminaire destiné uniquement aux maîtres d'oeuvre. Deux cent personnes tout de même.

Olivier SIDLER est un ingénieur méticuleux : depuis 15 ans qu'il travaille dans le bâtiment, il met des mesureurs dans chacune ses réalisations. Ceci permet d'enregistrer toutes les 10 minutes les consommations des constructions en service. Et donc de savoir si les calculs préalables se vérifient. Et ce n'est pas toujours le cas...

Il faut savoir que chez nous, en France, personne ne vient vérifier les consommations réelles.
Un bâtiment qui répond aux normes de la RT 2005, concrètement, c'est un bâtiment pour lequel on a fait un calcul théorique d'après ses plans lors des phases d'études.
Et ça suffit pour qu'il respecte la réglementation thermique.
Mais après, une fois construit, dans le monde réel, que se passe-t-il? Que consomme-t-il vraiment? Le calcul est-il ou non vérifié? La réglementation s'en fout! Donc tout le monde s'en fout : thermiciens, architectes, artisans...
On peut donc faire n'importe quoi, il suffit d'un calcul prévisionnel conforme...
Comment voulez vous que ça marche?

C'est pourquoi la démarche d'Olivier SIDLER est si précieuse : il doit être un des seuls à mesurer le consommations des bâtiments une fois qu'ils fonctionnent. J'en ai appris de belles en trois jours...

Il partage tout son travail : ses études et dossiers sont en ligne... intégralement!
Allez voir son site ENERTECH, "c'est de la grande cuisine dans des assiettes en carton"... mais ça vaut le coup!

 

Olivier SIDLER est un des fondateurs de NEGAWATT

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